Vera Bílá & Kale – Rom-Pop (BMG Ariola, 1995)


Vera Bílá & Kale
Rom-Pop

CD BMG Ariola CR/SR 74321 27910 2 (Czech Republic, 1995)

01. E Daj Nasvali
02. Me La Na Kamav
03. Ara, More
04. Miro Rom Hin Ternoro
05. Ma Dara
06. Sar Me Khere Avava
07. Sako Rati
08. Mulas Mange Miri Daj
09. Avca, Chaje
10. Ma Ruš, Bo Phares Hin
11. Mamo, Merav
12. Džal Pani
13. Imar Vera Il’om
14. Kali Paska
15. Tosara
16. Aj, Laj, Laj…

Vera Kali Bila and Kale (Vera Black & White and The Blacks) come from a small gypsy village (Rokycany) in Bohemia in the heart of Eastern europe. As with most of the villagers, all ot the band are related family members. Vera Bila has been singing since her childhood, as far back as her memory reaches. From a tender age until she was 25 she sang with her father who was a violinist and the leader of a cymbalom band. In the mid eighties, the top of Czech folk bands, Nerez, saw VERA perform with KALE at a folk festival and were overwhelmed with their talent and began inviting them to guest at concerts.From there things developed into eventually landing a recording contract with the major multinational label BMG.
When it was time to record « ROM-POP », KALE had to choose from their vast catalogue of playable repertoire. With the help of the producers, Zuzana Navarova and Vit Sazavsky from Nerez, they selected sixteen songs which they felt represented their roots as well as songs which represent a development and natural progression of traditional gypsy music. Lyrically the songs describe the trials and tribulations of gypsy life. Most songs incorporate the use of fiddles, violas, accordions and a Hungarian instrument called cymbalom. Unlike the commercialized, heavily spanish influenced songs recorded by acts such as the Gypsy Kings, the contents of « ROM-POP » are songs written and recorded for gypsy ears that an outsider can now have the chance to listen to.
(Last Call)

La musique gitane, interprétée par d’authentiques gypsies, est habitée par une grâce, une qualité bien particulière qui semble sourdre du mode de vie errant et aléatoire que mènent ses interprètes. Vous nous direz, à juste titre, qu’on tenait déjà ce genre de discours, sur les rives du Mississipi, lorsqu’on parlait du blues : il est impossible de chanter la mélancolie, la détresse, la solitude si on ne les a jamais vécues. Dans ce même ordre d’exclusivité, nous conclurons avec raison qu’il est impossible de jouer de la musique gitane si l’on a pas mené la vie d’un gitan…
VERA ‘Kali’ BILA et son groupe KALE (Vera Black & White and the Blacks) sont originaires d’une petite ville gitane – Rokycany – située en Bohême, au plein coeur de l’Europe de l’Est. Comme la plupart des villageois, tous les membres du groupe sont parents. Aussi loin que vont ses souvenirs, VERA BILA se souvient qu’elle a toujours chanté. Depuis sa tendre enfance (et cela jusqu’à l’âge de 25 ans), elle accompagna vocalement son père qui était violoniste et leader d’un orchestre de cymbalom. L’âme gitane est ainsi faite… toute couturée de rythmes et d’envolées lyriques ! Au coeur des années 80, le célèbre groupe Tchèque, Nerez, vit VERA et KALE lors d’un festival folk et fut littéralement envoûté par leur potentiel et leur étonnante authenticité. Nerez les invita plusieurs fois sur scène. Ce fut là l’heureuse manifestation du destin qu’espéraient nos ROM… Et dans la foulée, ils signèrent sans tarder un contrat avec BMG Prague.
Lorsque l’opportunité se présenta d’enregistrer « ROM-POP », KALE dû piocher dans son (déjà) vaste et séduisant répertoire. Avec l’aide de leurs producteurs (Zuzana Navarova et Vit Sazavsky du groupe Nerez), ils sélectionnèrent avec soin 16 chansons. Leur principal souci fut d’enregistrer des morceaux issus de leur patrimoine commun et qui, parallèlement, pouvaient évoluer artistiquement en proposant une déclinaison possible et une progression naturelle de la musique traditionelle gitane. Les thèmes abordés varient peu : nous découvrons les vicissitudes et tribulations de la vie tsigane. Le tout se décline dans une sérénité de violon, violoncelle, d’accordéon et d’un instrument Hongrois baptisé cymbalom. A l’opposé de certains groupes très à la mode – et à l’indéniable souci commercial – qui prétendent offrir une authenticité gitane (mais qui en fait ne produisent qu’un vague succédané tsigane métissé de rythmes hispano-andalous), le contenu de « ROM-POP » est essentiellement composé de chansons écrites et conçues pour des oreilles gitanes que nous, gadjos sédentaires, avons la chance de pouvoir découvrir aujourd’hui.
Laissez-vous bercer par ces langueurs manouche, l’optimiste broderie des rythmiques… Imaginez, à chaque refrain, l’éclat écarlate des feux de camp, les odeurs de résine chaude, la bonne ferte, et les Rabouins aux anneaux d’or qui, comme dans les récits de Mac Orlan, peuplent nos routes de silhouettes fugitives en chansons.
(Last Call)

It wouldn’t be surprising for a casual listener to confuse this recording with ‘The Best of Gal Costa. Only after examining the album cover he would then realize instead of the willowy Brazilian star, he’s really listening to a 5 feet tall, 350 pound (150 cm, 150 kg) Gypsy from Southern Moravia!
While Ms. Bila may sound like a Brazilian pop singer, her band Kale (‘Black’ in Romany language) sounds remarkably like Gipsy Kings. And no wonder; this Romany band (as Gypsies prefer to be called) also uses acoustic guitars and layered male vocals, although the sound is often augmented by additional instruments.
(…) This album simply blew me away. It’s deceptively simple and sophisticated at the same time, very much like a Henri Russeau painting. It’s exotic yet homey, Central European yet Latin American. Partially due to the deplorable attitude of many Czechs towards Romanies, it’s only ironic Vera Bila & Kale are better known in France than in their own country. Yes, there are many intonation problems in their ensemble singing. But there is also raw energy and emotion here. They deserve a better exposure.

(Ivan Sever, Luna Kafé e-zine)

Planqué dans ma cave pour cause de rafles gouvernementales ces derniers mois, ce disque me réjouit depuis qu’il en est ressorti. Accessoirement idéal pour compter les morts lors d’un blind test (non ça ne vient pas du Brésil, non les textes ne sont pas si joyeux qu’ils en ont l’air – cf les traductions du livret).

http://www.lastcallrecords.com/biographies/verabila.html

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